28/04/07 La Boucle d'Or: Chili - Argentine - Bolivie

Voici de loin le plus beau voyage depuis mon arrivée au Chili que je qualifierai de Boucle d'Or. Pourquoi Boucle d'Or ? Non pas que j'y ai rencontré trois ours mais qu'il s'agit en réalité d'une explosion de paysages grandioses au départ et à l'arrivée de San Pedro d'Atacama à travers la cordillère des Andes, le Quebrada argentine et le Sud Lipez bolivien. Le point culminant du voyage étant la traversée du Salar d'Uyuni le désert de sel le plus grand au monde. A cette occasion Sandrine, une très bonne amie venue tout spécialement de France, m'accompagne pour vivre cette formidable aventure.

Jour 1

 
Levé 6h du matin et départ à l'université équipé de mon sac de randonnée pour un cours de financement structuré passionnant. 30 minutes avant la fin de la séance, éclipse remarquée pour rejoindre Sandrine au terminal de bus de Viña del Mar afin de ne pas manquer notre avion à destination de San Pedro d'Atacama, village en pierre d'adobe tout de blanc vêtu véritable oasis au milieu du désert le plus aride au monde.

Dans sa grande bonté, le pilote nous pose à El Savador au coeur des montagnes d'Atacama, puis à Antofagasta où le désert côtoie l'océan et enfin à Calama où nous rejoignons en mini bus San Pedro. Quel bonheur de visiter le désert d'Atacama en avion : vive les deux escales !



Nous retrouvons le soir Heiner, un allemand rencontré en Patagonie devenu ami, qui nous fait part de son expérience inoubliable des Geysers de San Pedro. A plus de 4 000 mètres d'altitude, la terre cracha sa vapeur d'eau tout comme Heiner son petit déjeuner… Et oui à vouloir monter trop haut trop tôt son expédition tourna au cauchemar !

 

Jour 2

 

Nous nous perdons dans les 4 ruelles de San Pedro d'Atacama qui révèle son charme sous le soleil de plomb et le ciel bleu éclatant. Petit marché, église au clocher ravissant et musée archéologique rempli de momies nous laisse à peine le temps de monter dans le bus qui s'enfonce dans la cordillère des Andes direction l'Argentine !



Une route, un bus et 1 000 paysages uniques et infinis : des volcans, des montagnes rocailleuses, des dunes de sable, des salines qui accueillent des troupeaux de vigognes venant s'abreuver et toutes ces couleurs : rouge souffre, jaune doré, vert de terre et blanc de sel nous transportent rêveurs. Rien n'a changé depuis 20 000 ans si ce n'est les grands lacs évaporés devenus saline.






9h plus tard et après un passage prolongé à la douane argentine, nous arrivons à Pumamarca petit village de 1 000 habitants au cœur de la vallée de la Québrada. Quel régal de goûter aux plats argentins et de redécouvrir les plaisirs de la bonne cuisine si méconnus au Chili…


 

Jour 3

Pumamarca se dévoile au petit matin : charmant, encerclé de montagnes colorées et animé par un marché artisanal où l'on trouve de beaux pulls de Lama, des petites crèches, des flûtes, des ponchos et autres babioles artisanales.



Nous nous laissons tenter par une écharpe en poil d'Alpaca aussi soyeuse que du cachemire avant de reprendre u bus direction Tilcara à 22 kilomètres au Nord. La traversée de la Quebrada argentine nous comble par ses paysages : chaque coup d'œil est un tableau vivant de formes géologiques troublantes et d'une palette de couleurs complète.



Tilcara est plus grand que Pumamarca. Après la petite place qui accueille les étales du marché artisanal et quelques bars et restaurant très agréables, les rues goudronnées se transforment en terre et nous mènent à l'auberge de jeunesse qui domine la ville. Nous sommes très vite séduit par cette excellente adresse tenu par un couple fort accueillent qui nous renseigne sur les surprises que réserve Tilcara qui signifie en Quechua (la langue des Incas) Etoile Filante.


Nous prenons un taxi qui s'engouffre à travers les sentiers montagneux pour nous conduire à la gorge du diable, précipice de 200 mètres qui débouche sur une cascade diabolique. Nous nous retrouvons seuls en pleine montagne avec comme unique compagnie une étendue de cactus s'étirant vers le ciel.


Après trois heures de marche et de clichés (difficile de ne pas s'arrêter pour immortaliser ce qui s'offre à nos yeux) nous parvenons à Pucara, une forteresse précolombienne reconstituée par des archéologues de l'université de Buenos Aires.


Nous zigzaguons à travers les maisons faites de pierre et de bois de cactus pour enfin découvrir le temple qui contemple la vallée.



De retour à Tilcara la nuit tombée, nous dégustons au restaurant un excellent filet de bœuf accompagné d'un fin Merlot de Mendoza pour enfin terminer dans un café de la place sous le rythme enchantant et bohème de chanteurs et musiciens locaux.

 

Jour 4 :

Nous prenons un bus à 9h du matin qui nous mène 3 heures plus tard à La Quiaqua ville frontière avec la Bolivie. Un pont à traverser à pied suffit pour nous retrouver à Villazon en Bolivie. La différence est nette avec l'Argentine : pauvreté et prix divisés par deux.


Ici les produits artisanaux laissent place à des articles de contrefaçon venus tout droit de Chine. Nous ne nous éternisons pas dans cette ville frontière qui ne présente que peu d'intérêts et nous prenons à nouveau un bus direction Tupiza la ville où se sont révoltés en 1 809 les premiers boliviens contre les espagnols pour l'indépendance du pays. Ce sera également notre point de départ pour traverser en jeep le Sud Lipez Bolivien jusqu'à la frontière chilienne. Là encore la différence se fait ressentir, alors que les bus au Chili et en Argentine sont de tout confort, celui-ci ne tient que par son moteur soufflant et nous y sommes entassés et comprimés : il y a plus de personnes debout qu'assises, pour notre part nous accueillons des enfants sur nos genoux.

3h de routes rocailleuses plus tard, nous sommes accueillis à Tupiza par l'agence familiale Grano de Oro, que nous avions réservée, à la réputation sans faille alliant professionnalisme et extrême gentillesse. Nous ne serons pas d'ailleurs déçus par la qualité de leur service ce qui est rarement le cas avec les autres agences qui réservent des surprises telles que chauffeurs ivres et considération plus que limitée en vers leurs clients…

Nous faisons chaleureusement connaissance avec Ariel et sa femme Sylvia, les propriétaires de l'agence, ainsi qu'avec Sebastian et sa femme Mercedes, notre guide et notre cuisinière pour les 4 prochains jours. Après cette longue journée de transport, la nuit tombe et nous nous reposons dans un restaurant traditionnel où nous goûtons pour la première fois la viande de lama qui s'apparente à celle du mouton et que nous trouvons bien sec.

 

Jour 5

Tupiza est une ville façon Far Ouest aux quelques vestiges coloniaux.


Nous prenons un petit déjeuner typique au marché de Tupiza : un Api (jus bouillant de mais et de cannelle) et une sorte de bugne géante sucrée et garnie de fromage : pas mal du tout !


A 10h nous sautons dans la jeep et entamons avec Sebastian et Mercedes notre conquête du Sud Lipez. Nous passons très vite de 2 400 mètres d'altitude à 3 500 mètres. Pour ne pas souffrir du mal d'altitude nos compagnons nous initient au mâchage de feuille de coca. D'un goût de thé amer et de nourriture pour poisson rouge ces toutes petites feuilles aux effets excitants sont redoutablement efficaces contre le mal d'altitude. Nous gravissons les cimes des montagnes laissant derrière notre passage un long nuage de poussière. Nous déjeunons en pleine montagne au milieu d'une rivière asséchée.


L'activité économique de la région repose sur l'élevage de lama, la culture de céréales et l'exploitation de différents minerais tels que l'étain, l'argent ou le plomb. Nous croisons de petits villages vivant de l'extraction et du traitement des mineraies.


Arrivés sur l'Altiplano bolivien, nous nous trouvons à plus de 4 000 mètres d'altitude sur une grande plaine entourée de montagnes et de volcans pouvant atteindre jusqu'à 7 000 mètres de quoi toucher les cieux.


En fin de journée, nous visitons le cimetière des trains juste avant d'arriver à Uyuni. Ces machines de plus de 150 ans sont encrées dans le sable et donnent au désert des airs de Far West. Pour nous c'est une véritable air de jeu et un moyen de nous dégourdir les jambes après plus de 6h de jeep.



Nous faisons une escale dans la ville d'Uyuni devenue une usine à touriste avec ses 70 agences proposant des excursions au salar. Ici aucune considération pour les touristes vus comme des dollars sur patte. Les agences remplissent les jeeps au maximum et partent à la même heure en excursion au salar à toute vitesse. Seul avantage pour les touristes, l'extrême concurrence tire les prix vers le bas (65$ par personne contre 110 $ depuis Tupiza). Mais quel gouffre entre le service premium de notre agence et ses boites de sardine glissant les unes derrières les autres !

Sebastien nous conduit à une heure de Uyuni au bord du salar dans notre refuge du sel. Nous arrivons juste pour le coucher du soleil où nous découvrons pour la première fois, seuls, notre désert de sel embrasé dans un silence religieux. Le temps et la Terre s'arrêtent à l'exception de nos yeux contemplant ce spectacle merveilleux.



Le refuge quand a lui est fait entièrement de sel : murs, meubles, lits. Seuls les vitres, les rideaux et la literie sont en matériaux habituels ! Certes il n'y a ni eau ni électricité et la température avoisine les 0 degré mais le charme et la magie du lieu animé par nos ombres nées de la douce lueur des bougies nous envoûtent et nous réchauffent.

Mercedes nous prépare un excellent dîner : soupe bien chaude et boulette de viande à la tomate. Nos guides débordent de gentillesses et d'attention, nous passons avec eux une excellente soirée.

Jour 6

 Réveil 5h du matin pour un départ à 5h30 à l'assaut du salar : 12 500 km carrés de désert salé à 3 500 mètres d'altitude. Nous arrivons les premiers au lever du soleil où les couleurs bleutées et rosées du jour éclairent peu à peu l'étendue infini de notre désert blanc et les petites pyramides de sel séchant à l'air libre dans l'attente d'être ramassée afin d'être chargé en iode alors enfin propre à la consommation. La production de sel en provenance du salar s'élève à 25 000 tonnes par an ce qui n'est rien à côté du gisement que l'on estime à près de10 milliards de tonnes…



Nous prenons notre petit déjeuner à Playa Blanca, le premier hôtel de sel construit au cœur du salar. Fermé aujourd'hui pour des raisons sanitaires, il s'est reconverti en musée.


Mercedes nous prépare notre petit-déjeuner : thé, café, jus d'orange, pain frais, confiture de coing et dulce de leche argentin (confiture à base de lait concentré).


Nous avons beaucoup d'avance sur les jeeps d'Uyuni qui n'entrent dans le Salar qu'à partir de 10h. Nous savourons cette étendue blanche qui ne s'offre rien qu'à nous telle une banquise rayonnante sous le ciel bleu marine et le soleil éclatant.


Sebastian nous conduit au centre du désert de sel visiter les « yeux du salar ». Il s'agit de petits trous laissant apparaître à 40 mètres de profondeur une eau chargée en sel et en lithium. Sur les parois des trous se dessinent de petits cristaux de sel carrés. Et oui ce désert de sel est le vestige d'un lac d'eau de mer salée formée il y a près de 40 000 ans !!


C'est également l'occasion de prendre des photos insolites en jouant avec la profondeur de l'horizon.


Nous nous dirigeons ensuite vers l'île des Pêcheurs qui abrite une colonie de cactus géants. Ce lieu est incontournable et nous sentons pour la première fois la présence d'autres touristes.


Nous faisons le tour de l'île et partons déjeuner au cœur du salar.


Nous ne nous éternisons pas plus de 20 minutes afin de ne pas littéralement cuire au soleil…

 

Le risque de se perdre dans le salar est très élevé car l'œil humain est son pire ennemi : les distances paraissent proches et les mirages sont fréquents. Sebastian nous montre ses points de repère pour se repérer dans le salar. Nous avons la chance de le traverser à la meilleure période qui bénéficier de température plutôt clémente et d'une excellente visibilité. En hiver en pleine saison touristique (juillet-aout) il y a parfois une brume et tous les repères disparaissent. Le risque de se perdre atteint son paroxysme. En règle général il est fortement recommandé de le traverser avec un guide. Il y a 2 ans 7 touristes sont partis seuls en jeep et se sont perdus en effectuant de grands cercles dans le salar. Ils sont tombés en panne d'essence, ont quitté leur véhicule et ont marché en pleine nuit par un froid glacial. Aucun n'a survécu. On peut encore voir aujourd'hui leur croix plantée à 100 kilomètres de la sortie du Salar.

 

Nous quittons le salar, sain et sauf, et retrouvons des paysages désertiques et montagneux habités par des lamas et des vigognes. Nous arrivons à San Juan ou nous passerons la nuit. Sebastian nous fait visiter des grottes du peuple Lipez de la civilisation Inca datant de 10 000 ans. Il s'agit en fait d'habitations devenues tombes à la mort de leurs occupants. Nous n'en revenons pas dans chaque une d'entre elle se trouvent encore des ossements parfaitement conservés. Certains ont même conservé la position fœtal dans laquelle ils étaient disposés.

 


C'est dans ce refuge que nous pourrons prendre notre unique douche.

Elle sera très agréable…

Après un délicieux dîner de Mercedes (soupe de légume, escalope milanaise et purée) nous regardons tous ensemble les 500 photos prises depuis notre périple.

Jour 7

Pour le petit déjeuner, Mercedes nous prépare son propre Api dans une grande casserole. Il est vraiment délicieux, encore meilleur que celui du marché et surtout très nutritif.

Nous partons à 6h du matin afin de conserver notre avance sur les autres jeeps et de découvrir seuls les paysages incroyables du Sud Lipez bolivien.

Nous empruntons des chemins particulièrement rocailleux et pentus qui nous oblige parfois à descendre de la jeep pour gravir la montagne. L'ensemble du terrain est une aire volcanique, les roches de lave fossilisées nous entourent et se dessinent sous des formes étonnantes.


Sebastian nous arrête au pied d'un volcan en activité pour un petit treck dans un chemin de lave également fossilisé depuis des milliers d'année.


Au creux d'un rocher un animal sauvage apparaît : une biscoña sorte de croisement entre un lapin et un kangourou.

 

Nous repartons en jeep et découvrons ensuite en plusieurs étapes 5 immenses lagunes. Ces dans ses endroits du monde que l'on se rend compte du réchauffement de notre pauvre vieille planète. L'eau diminue chaque année et les immenses lacs d'origine se transforment peu à peu en terres arides. Les lagunes sont magnifiques. Habitées par d'élégants flamants roses, les volcans des alentours se reflètent dans leurs eaux.

 


Nous traversons ensuite un désert aride sablonneux pour arriver à l'heure du déjeuner au pied de l'arbre de pierre fait également en roche volcanique. Le temps se couvre, le vent se lève, Sebastian nous prédit de la neige. Heureusement il n'en sera rien…


La journée se termine par la visite d'une ultime lagune rouge souffre du fait des micro-organisme qui l'y habite. Elle attire ainsi des colonies entières de flamands roses qui s'en nourrissent. Le spectacle est étonnant, près de 1 000 flamands se régalent sous nos yeux.


Notre dernier refuge n'est qu'à quelques kilomètres de la lagune.


Jour 8 :

Derniers jours de jeep, nous nous levons  à 5h du matin pour partir à 5h30 direction les geysers à plus de 5 000 mètres d'altitude. Par mesure de précaution nous avons la veille et le matin même un médicament contre le mal d'altitude en prévention histoire de ne pas gâcher le spectacle. Nous arrivons une fois de plus les premiers sur le site. Comme il fait nuit nous attendons patiemment la lumière du jour sous le grondement des geysers géants. En réalité il ne s'agit pas de geysers mais de fumeroles se dégageant dans un tonnerre assourdissant de petits cratères. Une fois le jour levé, nous sillonnons ses cratères découvrant en leur sein une boue à plus de 500 degrés. Le Terre vie sous nos pieds. Sebastian nous raconte que l'année dernière un israélien s'est trop approché d'un cratère et y est tombé. Impossible d'en réchapper.

 

Nous continuons ensuite notre route jusqu'aux eaux thermales où un bain grandeur nature nous attend. Dehors il fait 3 degrés, dans les eaux thermales naturelles 35. Difficile de rentrer dans l'eau mais une fois dedans, difficile d'en sortir. Ce bain n'a pas de prix, même le plus élégant des jacuzzi privé ne serait rien à côté de la nature splendide qui entoure notre piscine naturelle.


Nous déjeunons dans une cabane près des eaux thermales (il est vrai très touristique) et nous partons pour la frontière chilienne. Sur le chemin nous traversons le désert de Salvador Dali. Le peintre y était venu cherché l'inspiration et y peindre de nombreux tableaux.

A 9h du matin nous arrivons au volcan Licancabour coupé en deux par la frontière chilienne.


Notons ici que suite à la victoire du Chili lors de la Guerre du Pacifique à la fin du 19e siècle, qui opposa le pays à la Bolivie et au Pérou alors alliés, la Bolivie perdit une grande partie de son territoire et en conséquence son accès à la mer. Le Chili grand vainqueur non seulement agrandit son territoire mais y trouva plus tard des gisements gigantesques de cuivre qui explique aujourd'hui la richesse de son économie. Le cuivre représente aujourd'hui au Chili 40% de ses exportations !

Au pied du volcan nous contemplons une nouvelle lagune (Laguna Verde). Sa couleur verte s'explique par la grande quantité d'arsenic qu'elle contient. Ici aucun flamands roses, ou alors au fond des eaux…


C'est l'heure de dire adieu à nos deux guides non sans émotions. Leur gentillesse, leur sympathie et leur professionnalisme nous ont comblé.

Après de longs adieux nous rejoignons un mini bus pour retourner à San Pedro d'Atacama. Nous passons de 4 400 mètres d'altitude à 2 400 mètres en 30 minutes de quoi titiller nos oreilles.

Assommés par notre long voyage, nous flânons un peu étourdi à San Pedro. Une bonne opportunité pour rendre visite aux nombreuses agences dans le but de préparer un prochain voyage…

Jour 9 : Retour à Santiago et repos bien mérité !!

Salar Uyuni
envoyé par mateocafe


Article ajouté le 2007-05-09 , consulté 364 fois

Commentaires


eric le 29/05/2007 à 22:51:24
énorme voyage !... je regretterais presque d'etre parti au japon a la place... enfin c'était pas la même chose! Profite bien du Pérou et fais signe qd tu seras de retour sur Paris!++

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