26/02/2007 La Patagonie
Avec un avion à 7h du matin pour l'autre bout du monde, nous ne pouvions resté dormir à Viña del Mar. Nous avons donc passé la nuit à Santiago la veille du départ et nous en avons profité pour nous ravitailler et visiter le centre. Nous sommes notamment allés à la Monéda où siège le gouvernement, lieu historique qui marque le début de la dictature du Général Pinochet avec son bombardement en 1 973 et le suicide en son sein du président communiste Salvador Allende alors en place.

Après 3h d'avion nous arrivons à Punta Arenas. Nous y restons juste le temps de déjeuner et d'admirer, depuis le mirador qui domine la ville, le détroit de Magellan et la Terre de Feu.

Nous traversons ensuite en Bus les étendues de steppes désertiques et les lacs épars de la Patagonie pour arriver le soir à Puerto Natales, petit port charmant avec ses maisons de bois colorées, d'où partira notre expédition pour le Parc Torres del Paine. Sur le port le temps est couvert, les montagnes enneigées se dessinent au loin et les bourrasques de vent son violentes.

Dernier restaurant avant le régime sandwish jambon fromage du treck de 4 jours qui nous attend. Je déguste alors pour la première fois le Pisco Sour, le cocktail national chilien. Le Pisco est une eau de vie à base de raisain fabriqué dans la vallée de l'Elqui au Nord de Santiago. Pisco, jus de citron, sucre et mousse de blanc d'œuf : un vrai régal !

Un bus passe nous prendre le lendemain à 7h pour nous emmener au Parc Torres del Paine.
Nous commençons notre trek à 11h au nord est du Parc par la partie la plus difficile. Objectif : atteindre le refuge Chileno le plus rapidement possible, y déposer les affaires et gravir ensuite la montagne pour admirer les trois Tours du Parc.

Objectif réussi si ce n'est qu'arrivé au sommet, les genoux endoloris par la tonne de rochers que nous avons franchi, les Tours n'étaient pas au rendez-vous ! Un épais brouillard et une tombée épaisse de neige nous entouraient. En réalité un micro climat habite le Parc et le temps change en un instant. En une journée nous avons eu toutes les saisons : un soleil accablant pour débuter le treck, des nuages accompagnés de bourrasques de vent, et enfin une tempête de neige au sommet de la montagne.

Nous nous apercevons le lendemain que les paysages changent tout autant. Nous passons ainsi de la montagne à la garigue où les vents venus de l'Océan Pacifique plissent le peu de végétation et agitent les grands lacs tantôt bleu marine, tantôt vert turquoise.

Le deuxième refuge se trouve au bord d'une rivière qui se jette dans un lac. A notre arrivée, il n'y a plus de place dans les dortoirs. Il est vrai que nous ne sommes pas les plus rapides et que nous n'hésitons pas à faire régulièrement des pauses pour profiter des paysages. Heureusement nous avions réservé ce qui nous a permis de passer la nuit dans une cabane pour deux en annexe du refuge.

Ces refuges en bois perdus dans le Parc fonctionnent entièrement au gaz et sont ravitaillés par chevaux. Si l'ambiance est très conviviale, elle est aussi très internationale… Allemands, américain, italiens, français, israéliens, mais très peu de chiliens. 75% des visiteurs du parc sont des touristes étrangers !
3e jour de treck et nous tenons toujours bon ! Le plus éprouvant n'est pas tellement la marche, mais le sac qui pèse sur nos épaules. Les paysages de forêts verdoyantes entrecoupées de rivières atténuent notre douleur.

Nous sommes d'autant plus motivés par la perspective du lendemain où nous irons voir le magnifique glacier Grey se jeter dans le Lac du même nom et cette fois sans sac !! L'arrivée au refuge Pehoé est un véritable soulagement. Nous profitons d'un magnifique couché de soleil qui vient caresser les sommets des montagnes du Parc et colorer le lac d'un vert éclatant.

Dernier jour du teck, nous laissons les affaires au refuge et partons à la recherche du glacier. Les chemins rocailleux sillonnent la falaise du lac Grey. Premier instant de surprise, nous apercevons sur le lac flotter des petits icebergs. L'éclaircie de soleil (la seule de la journée…) vient renforcer la couleur bleue translucide de la glace.

Après 4h de marche, nous arrivons enfin au bout du lac pour contempler le glacier. Malheureusement le temps est très couvert et une fine pluie refroidit la température. Le glacier nous cache ainsi ses plus belles couleurs, nous sommes d'autant plus déçu que les randonneurs que nous croisons nous témoignent du soleil éclatant de la veille… c'est la loi du micro climat du parc ! Nous ne nous plaignons toutefois pas car nous avons évité les fortes pluies qui tournent le trek au cauchemar en inondant les chemins. Parfois les randonneurs sont coincés au refuge faute de mauvais temps.

Nous rentrons ensuite au refuge Péhoé prendre le bateau qui nous conduit à la sortie du Parc et nous dormons à Puerto Natales.
Sur le retour nous voyons au loin le premier animal typique de la région: le Guanaco!!


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